D'une révolution à l'autre, Palais de Tokyo.

Je ne vais pas présenter une seconde fois cette exposition, Mel l'a fait quelques articles plus bas.
Je suis d'accord avec elle sur un point: cette exposition est difficile à cerner. On traverse la pièce de long en large pour regarder des choses sans relation et on se demande si on a commencé là où il fallait. Un groupe et leur guide étant présent au moment de ma visite, en penchant l'oreille pour écouter, j'ai constaté qu'en fait, il n'y avait pas de chronologie précise, et les oeuvres étaient regroupées selon leur thème.
La 1ère partie, à l'entrée, et qui se poursuit jusqu'aux escaliers, traite du folklore britannique. Du concours annuel de grimaces aux enseignes kitsch de certains magasins/restaurants/etc. en passant par le tunning, on est un peu dérouté et on finit par sourire. Oui, on réagit. Au fur et à mesure, si on prend le temps de bien lire les légendes et commentaires et en s'attardant sur les images, on finit par s'imprégner de l'histoire.
Après les escaliers se trouve l'émergence du rock'n roll en France. L'exposition s'articule autour des archives de la collection personnelle d'Henry Leproux, le fondateur du Golf Drouot. Un mini golf des années 60 (situé à Paris) où votre victoire au 18eme trou avait pour bande annonce les chansons de Johnny Halliday et autre Eddy Mitchell (enfin il y avait tout de même The Who et David Bowie !). Encore une fois, il y en a partout. Des cadres remplis de photos (en noir et blanc) des soirées de l'époque et sur un ecran était projeté 3 films il me semble, dont un sur le mini golf. Je ne m'y suis pas attardée et ai brièvement regardé. Tout comme Mel, je n'ai pas compris ce qui était censé nous interpeller. On aurait dit un genre de best-of du Glaz' Art version vintage.
Le reste de l'exposition montrait l'évolution des recherches sonores de l'Union Soviétique (la naissance de la musique electro-acoustique), les travaux de William Scott (San Francisco utopique) et certaines réalisations (plus ou moins réussies) de prisonniers.
Ce que je retiens le plus de l'exposition sont les banderoles (qui ont l'air d'avoir eu du succès) d'Ed Hall. Par contre, je n'ai pas vu l'interview dont parle Mel, dommage, je suis curieuse et je pense que ses explications auraient apporté un plus.
Pour en revenir aux banderoles, quand on rentre dans les différentes salles, c'est ce qui ressort le plus du lieu. Évidemment, comment des morceaux de tissus de couleurs vives, long et large de plusieurs mètres, et qui plus est dans un environnement blanc, pourraient ils passer inaperçu ? En résumé: son travail est efficace. Les messages sont clairs, le visuel attire l'oeil et ça change des affiches réalisées dans les halls des universités à partir de cartons et de bombes de peinture (je sais, un étudiant n'a pas les moyens, et en plus, c'est la crise.).
[ L'exposition se termine le 18 janvier. ]
Photo: Banderole d'Ed Wall
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