Gregory Cewdson à la Galerie Daniel Templon
Exposition Gregory CREWDSON
Sous la surface des roses
A la Galerie Daniel Templon
Du 28 février 2009 au 25 avril 2009
Gregory Crewdson est un photographe très connu aux Etats-Unis. Né à New York en 1962 et fils d’un psychanalyste, il fait ses débuts en 1985 en photographiant l’Amérique rurale. Actuellement professeur de photographie à l’Université de Yale, Gregory Crewdson incarne la nouvelle génération de la « photographie de mise en scène » dont des jeunes artistes se laissent volontiers influencer pour son inspiration mêlant cinéma et photographie.
Depuis le 28 février 2009, à la Galerie Daniel Templon est exposé le tout dernier travail de Gregory Crewdson, et cela jusqu’au 25 avril 2009. Sa nouvelle série de photographies intitulée sous la surface des roses est inspirée par le cinéma fantastique, les séries télévisées et évoque la face noire du rêve Américain. Les photographies montrent un univers d’une petite banlieue paisible avec ses habitants sans histoire dans une atmosphère nocturne. Chaque photo propose une scène plus ou moins étrange voir même insolite, avec des personnages figés voir fantomatiques au teint pâle et au regard vide dans des situations psychologiques ou familiales, à la limite de la psychose.

Il faut savoir que Gregory Crewdson utilise des méthodes inspirées du cinéma. Il travail comme un metteur en scène, composant soigneusement ses photos et les retravaillant au numérique avec un perfectionnisme irréfutable. Ses mises en scènes sont faites dans son studio où tous les lieux sont entièrement reconstitués. Il utilise des effets spéciaux, il met en place une lumière incompréhensible, inexplicable et irréelle, qui va participer à l’ambiance étrange de ses photographies. Le budget pour l’accomplissement de son travail est énorme car toute la réalisation est confiée à une centaine de personnes : décorateurs, éclairagistes, maquilleurs ou encore stylistes, sans compter les acteurs recrutés pour poser dans les scènes.
Le fait que l’image mesure 145cm de hauteur et 223cm de largeur incite d’une part à examiner avec attention les personnages mis en scène pour évaluer leurs angoisses. D’autre part la photo incite à promener son regard partout sur l’image afin d’éclaircir la situation. Le regard est alors baladé d’une zone éclairée à l’autre, pour tenter de mettre en place les éléments du puzzle qui lui sont mis à disposition afin de donner un sens à la scène. Le plus déroutant pour notre regard est le nombre de détails surprenants que l’on peut y voir absolument partout dans chaque photographie. Mais surtout, leur netteté va maintenir la longue circulation de notre regard tentant d’analyser et de démêler la scène.

Pour chaque photographie on a la sensation de regarder une scène de film où l’histoire serait en cours, on n’y comprendrait rien parce qu’on aurait raté le début. L’image représentée serait celle d’une solitude captée au moment de sa plus grande intensité. Pour chaque images il y a une sorte d’équilibre entre la puissance du mystère et la quantité de détails qui participeraient à sa résolution. Au final, on fini par faire surgir un sentiment en nous, où le réel prend une présence envahissante et dérangeante.
Adresse :
Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg
75003 Paris
Ouverture :
du lundi au samedi
de 10h à 19h